L’assistante réalisatrice, Cécile Levraud

Mais que serait notre réalisateur sans la première assistante réalisatrice qui n’est autre que Cécile ? C’est une jeune femme pleine de vie qui se confie intimement à nous aujourd’hui.


© Tiago Le Meur

Étudiante elle aussi en troisième année à l’ESRA, Cécile se voit déjà devenir assistante réalisatrice. Elle nous avoue que c’est en partie grâce à cette école qu’elle a « plus ou moins découvert (s)a voie ». Cécile se sent presque chanceuse. En effet, grâce à toutes les rencontres professionnelles et personnelles qu’elle a pu faire, elle peut travailler dans le cinéma, alors qu’elle n’est encore qu’une étudiante. C’est une jeune femme très active et motivée. Quand elle nous raconte tout ce qu’elle fait dans la vie, on se demande si elle a le temps de dormir. D’abord, depuis plus d’un an, elle travaille à côté de ses études comme technicienne sur différents tournages. Elle nous avoue également qu’en 2019, elle a participé au tournage de près de 25 films. De tous ses projets, elle n’en retiendra que deux. Non pas, parce qu’ils sont moins importants, mais parce qu’ils sont, pour notre assistante réalisatrice, ceux qui lui ont « vraiment tenus à cœur. »

Le premier fut Les Mots Perdus, un court métrage réalisé par Valentin, pendant lequel Cécile était assistante réalisatrice. C’était à l’occasion du projet Action Enfance fait son cinéma. Pour cet événement, des élèves de différentes écoles de cinéma se mobilisent avec les enfants de la fondation en réalisant des court-métrages. Cécile nous confie que la projection de leur film au Grand Rex est le moment qui l’a le plus marqué « ça se voyait sur leur visage que les enfants étaient extrêmement fiers d’eux et ça m’a énormément touché. »


 « Je n’avais jamais vu de film qui traitait de la dépression de manière aussi pertinente »

de Cécile

Enfin, elle nous parle du court-métrage réalisé pour la Fondation Pierre Deniker où elle était stagiaire. Elle y a fait « d’incroyables rencontres professionnelles » nous dit-elle. Elle nous raconte aussi que le sujet du film était extrêmement important pour elle « je n’avais jamais vu de film qui traitait de la dépression de manière aussi pertinente ». Parce qu’en réalité, derrière tous ces témoignages, Cécile nous révèle une partie de sa vie très touchante… Elle n’a pas eu une adolescence très facile.
« J’ai eu des années collège et lycée assez compliquées, harcèlement, dépression, déscolarisation. J’avais un énorme manque de confiance en moi, des angoisses très fortes qui me tiraient vraiment vers le bas ». Alors c’est en partie grâce à la découverte du monde du cinéma, de stages, de son école mais surtout de ce dernier court-métrage qu’elle a repris confiance en elle.

Après Aurore, Cécile a déjà de nombreux projets en tête. En effet, elle aimerait trouver un stage avec un projet long car ils sont pour elle, « les plus exigeants et c’est toujours excitant de se remettre en question dans son travail ». Mais ce qu’elle souhaite aussi, c’est trouver quelques semaines de vacances pour partir seule au Cambodge ou au Vietnam, un « grand luxe » nous dit-elle. 

Finalement tout ce qu’on pourrait retenir de Cécile c’est qu’elle est touchante, puissante mais surtout pleine de joie de vivre


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