La scripte, Alexia Lambert

Le dernier pilier de cette grande équipe c’est Alexia, notre scripte. Aujourd’hui, elle s’ouvre à nous avec grand plaisir.

© Tiago Le Meur

Étudiante à l’ESRA depuis 3 ans, Alexia est en section “réalisation cinéma” afin de pouvoir se spécialiser dans ce qu’elle veut : devenir scripte. Cette école lui a surtout apportée un grand socle de connaissances théoriques et pratiques.  Elle nous raconte qu’avant d’y entrer, hormis l’atelier cinéma qu’elle pratiquait au lycée, elle n’avait jamais réellement appris à faire du cinéma. “Je pense que l’ESRA est très bien pour ça, découvrir le milieu cinématographique et tous les corps de métiers sans exception. Je ne connaissais même pas le métier de scripte avant et je n’aurais jamais pensé autant aimer, je suis vraiment tombée amoureuse des tournages et de ce travail !”

Mais ce qui est certain, c’est qu’avec tout ça, la volonté de participer à des tournages est encore plus grande. C’est pourquoi, Alexia tient à nous parler de deux court-métrages qui ont été marquant pour elle. D’abord Golem réalisé en mai dernier par Nicolas Thevenin. Curieuse de nature, Alexia a voulu pour ce projet, occuper le poste de première assistante réalisatrice. “Je voulais tester ce métier, qui à la fois m’intriguait et que je trouvais passionnant.” Toutefois elle nous confie qu’elle a eu “beaucoup de mal à (s)’adapter au métier sur le plateau, c’était limite contre nature pour (elle) de devoir être aussi directive.” Elle y a appris une chose essentielle : qu’elle voulait vraiment devenir scripte. 

Le second court-métrage dont elle veut nous faire part est Switch Cam. C’était un projet hors-cursus scolaire. Quand elle nous en parle, c’est comme si nous y étions : elle nous donne envie de la voir à l’oeuvre, voire même de faire du cinéma. Si nous pouvions résumer ce tournage pour elle, en trois mots ce serait “travail” “progrès” et “joie”. Voilà quelques extraits de ce qu’elle nous dit “J’ai eu la chance de rencontrer des professionnels du cinéma, qui ont reconnu que j’avais des compétences même si elles n’étaient pas encore développées. […] Je pense que c’est vraiment pendant ce tournage que j’ai évolué. […] Ça a été un véritable bon en avant pour moi de travailler au cœur du milieu cinématographique avec des professionnels.” 


 » J’ai eu la chance de rencontrer des professionnels du cinéma, qui ont reconnu que j’avais des compétences même si elles n’étaient pas encore développées. « 

d’Alexia

Alors, Aurore, pour elle c’était comme une évidence. Alexia avait déjà travaillé avec une grande partie de l’équipe. Malgré ce “véritable challenge”, elle croit en ce projet et est confiante envers son équipe “Le court-métrage je le trouve vraiment ambitieux pour nous qui sommes étudiants. C’est un projet qui passionne et pousse tout le monde à trouver les meilleures idées pour le réaliser. On sait qu’il est possible de le faire et on veut qu’il soit parfait avec les moyens qu’on a et nos compétences personnelles.” 

Ses projets pour l’avenir ? “ Pour l’instant le principal projet que j’ai, est de réussir à rentrer dans ce métier […] je veux juste vivre de ma passion. Aujourd’hui j’adore ce que je fais alors je veux juste apprendre encore plus de ce métier et profiter de ce travail, qui je l’espère, me passionnera toujours plus.” 

La voilà notre scripte, altruiste, passionnée, optimiste et avide d’apprendre.

Le directeur de production, Teddy Dumont

Enfin, le voilà ! Teddy, notre directeur de production pour ce court-métrage. C’est un jeune homme ambitieux, qui aujourd’hui nous dévoile sa personnalité, ses projets et ses expériences.

© Tiago Le Meur

Teddy est également étudiant à l’ESRA et suit l’option “production”. En effet, la production c’est son domaine, ce qu’il aime et c’est surtout pour lui, son futur métier. Il raconte que cette école lui a beaucoup apportée. Il nous dit avoir acquis de nombreuses connaissances qu’il n’aurait pu avoir seul. « Grâce aux cours de l’ESRA j’ai appris des choses autant techniques, qu’administratives ou artistiques. Ça m’a permis de connaître tous les corps de métier liés à la production d’un film ainsi qu’à son élaboration, sa création. » Puis, l’ESRA, c’est aussi des rencontres qui ont permis à Teddy de réaliser d’autres projets en dehors de l’école « ça permet d’acquérir beaucoup d’expériences en plus des cours et ça c’est non-négligeable ! »

Teddy fait de sa passion son activité principale. Des projets, il en a fait plein. Par exemple, il nous raconte que dernièrement il a participé à cinq projets différents en dehors de son école. Il ne peut malheureusement pas nous en parler davantage car ils sont encore en post-production. Toutefois, il ne peut s’empêcher de décrire un peu plus un court-métrage en particulier, Le Pigeon (c.f. article Le réalisateur, Valentin Neyrac). Il l’a produit l’année dernière. L’équipe était presque similaire à celle du court-métrage Aurore  « C’était une expérience courte, mais incroyablement humaine et professionnelle ! » nous avoue Teddy. Mais ce qu’il retient de toutes ces expériences, c’est qu’il n’en est sorti que plus grand et qu’il ne se voit pas ailleurs que dans le cinéma.

« C’était une expérience courte, mais incroyablement humaine et professionnelle ! »

de Teddy

Pour lui, Aurore “c’est tout d’abord un scénario qui change du quotidien, c’est un sujet inconnu pour le spectateur et c’est très intéressant à représenter”. Voilà pourquoi c’est un court-métrage à ne pas manquer. Teddy voit dans Aurore un véritable challenge. Mais il a une véritable confiance envers ses camarades de l’équipe. « Ce projet est très ambitieux, certaines scènes vont être un réel défi à tourner. Tant sur le plan technique et narratif. Ces scènes sont cruciales pour le récit. Nous avons une excellente équipe complète, c’est rassurant mais il y a du taffe ! ». Toutefois, quand on lui demande de nous en dire un plus, il préfère rester mystérieux, « pas de spoil… ». Il nous dira simplement que ce court-métrage est « touchant, troublant et surprenant ».

Mais en plus de toutes ces choses, Teddy voit loin. On ne pourra lui enlever son ambition. À la fin de l’année, il obtiendra son diplôme, une page se tournera et la vie active commencera. Aurore, c’est un premier tremplin, une opportunité selon Teddy « de faire un travail de dingue pour (leur) permettre de débuter (leurs) carrières ! […] Nous pourrions le projeter dans de nombreux festivals et pourquoi pas à Cannes ? Ce projet est une expérience professionnelle et humaine ! » nous déclare-t-il.

Finalement, derrière Teddy se cache une personne compétente, volontaire et généreuse.


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L’assistante réalisatrice, Cécile Levraud

Mais que serait notre réalisateur sans la première assistante réalisatrice qui n’est autre que Cécile ? C’est une jeune femme pleine de vie qui se confie intimement à nous aujourd’hui.


© Tiago Le Meur

Étudiante elle aussi en troisième année à l’ESRA, Cécile se voit déjà devenir assistante réalisatrice. Elle nous avoue que c’est en partie grâce à cette école qu’elle a « plus ou moins découvert (s)a voie ». Cécile se sent presque chanceuse. En effet, grâce à toutes les rencontres professionnelles et personnelles qu’elle a pu faire, elle peut travailler dans le cinéma, alors qu’elle n’est encore qu’une étudiante. C’est une jeune femme très active et motivée. Quand elle nous raconte tout ce qu’elle fait dans la vie, on se demande si elle a le temps de dormir. D’abord, depuis plus d’un an, elle travaille à côté de ses études comme technicienne sur différents tournages. Elle nous avoue également qu’en 2019, elle a participé au tournage de près de 25 films. De tous ses projets, elle n’en retiendra que deux. Non pas, parce qu’ils sont moins importants, mais parce qu’ils sont, pour notre assistante réalisatrice, ceux qui lui ont « vraiment tenus à cœur. »

Le premier fut Les Mots Perdus, un court métrage réalisé par Valentin, pendant lequel Cécile était assistante réalisatrice. C’était à l’occasion du projet Action Enfance fait son cinéma. Pour cet événement, des élèves de différentes écoles de cinéma se mobilisent avec les enfants de la fondation en réalisant des court-métrages. Cécile nous confie que la projection de leur film au Grand Rex est le moment qui l’a le plus marqué « ça se voyait sur leur visage que les enfants étaient extrêmement fiers d’eux et ça m’a énormément touché. »


 « Je n’avais jamais vu de film qui traitait de la dépression de manière aussi pertinente »

de Cécile

Enfin, elle nous parle du court-métrage réalisé pour la Fondation Pierre Deniker où elle était stagiaire. Elle y a fait « d’incroyables rencontres professionnelles » nous dit-elle. Elle nous raconte aussi que le sujet du film était extrêmement important pour elle « je n’avais jamais vu de film qui traitait de la dépression de manière aussi pertinente ». Parce qu’en réalité, derrière tous ces témoignages, Cécile nous révèle une partie de sa vie très touchante… Elle n’a pas eu une adolescence très facile.
« J’ai eu des années collège et lycée assez compliquées, harcèlement, dépression, déscolarisation. J’avais un énorme manque de confiance en moi, des angoisses très fortes qui me tiraient vraiment vers le bas ». Alors c’est en partie grâce à la découverte du monde du cinéma, de stages, de son école mais surtout de ce dernier court-métrage qu’elle a repris confiance en elle.

Après Aurore, Cécile a déjà de nombreux projets en tête. En effet, elle aimerait trouver un stage avec un projet long car ils sont pour elle, « les plus exigeants et c’est toujours excitant de se remettre en question dans son travail ». Mais ce qu’elle souhaite aussi, c’est trouver quelques semaines de vacances pour partir seule au Cambodge ou au Vietnam, un « grand luxe » nous dit-elle. 

Finalement tout ce qu’on pourrait retenir de Cécile c’est qu’elle est touchante, puissante mais surtout pleine de joie de vivre


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Le réalisateur, Valentin Neyrac

Si on parlait un peu de notre réalisateur ? 

Alors le voici, Valentin Neyrac, un jeune homme ambitieux, qui est aujourd’hui porteur de ce projet.

© Tiago Le Meur

En plus d’être étudiant à l’ESRA, Ecole Supérieure de Réalisation et de l’Audiovisuel, il suit des cours de théâtre au conservatoire d’art dramatique Charles Munch dans le XIème arrondissement. 
Pour lui, l’ESRA c’est avant tout des rencontres. Valentin nous raconte qu’une partie de l’équipe du court-métrage de Aurore le suit depuis le début dans ses projets les plus fous.Mais Valentin, c’est surtout un étudiant créatif et volontaire. On lui a demandé de nous parler des projets qu’il aurait pu réaliser avant Aurore
Dur travail pour lui : « En choisir deux ou trois c’est un peu comme choisir ses enfants, ce n’est pas une tâche aisée… ». Si tu pars, on meurt, réalisé début 2017, est l’un des premiers court-métrages de Valentin. « C’est celui qui thématiquement se rapproche le plus de Aurore : l’histoire d’une séparation. Il a été réalisé dans le cadre d’un festival 72h de la Faculté Diderot, où nous avons même gagné le prix de l’image… » nous évoque-t-il avec nostalgie. Il nous a parlé, également, avec fierté de son court-métrage presque achevé : Le Pigeon.
« C’est mon dernier court métrage, mais aussi le plus professionnel. C’est surtout une comédie, exercice auquel je ne m’étais jamais confronté jusque-là, mais également le premier que je n’ai pas écrit ». Ce fut pour lui un « challenge terrifiant ».

© Eliot Blondet

« Si tu pars, on meurt […] est un de mes premiers films, que je n’ai montré d’ailleurs qu’à peu de personnes. C’est celui qui thématiquement se rapproche le plus d’Aurore »

de Valentin

Quand on lui demande de parler d’Aurore, c’est une partie de lui qui s’ouvre un peu plus. Ce court-métrage est un projet auquel il pense depuis quelques années. Aurore c’est « une histoire qui s’est forgée petit à petit dans ma tête et qui a pris une forme concrète récemment. J’aime intensément ce projet car il parle de ce que j’ai pu vivre. » nous confie Valentin.

Mais il ne compte pas s’arrêter là. Il nous confie qu’il a un millier de projets en prévision allant du monde cinématographique à la poésie. Il espère même « faire bouger certaines choses dans le paysage du cinéma français actuel » à travers un film qu’il prépare depuis plus d’un an. Ses ambitions s’élargissent aussi sur d’autres domaines, aujourd’hui, il ne souhaite plus rester spectateur de mise en scène d’œuvre théâtrale. Il écrit d’ailleurs une pièce de théâtre qu’il aimerait produire dans son conservatoire. 

Alors pour résumer, Valentin, c’est un réalisateur innovant, un peu réservé mais tellement passionné et optimiste qu’il est capable de donner envie à n’importe qui d’aimer le cinéma. 


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